Vous connaissez la Folle Journée de Nantes ? Bien que cet événement vraiment fou dure maintenant cinq jours, on dit toujours “la” car son nom vient du Mariage de Figaro ou la folle journée, opéra de Mozart, premier compositeur “invité” à la création de ce festival en 1995 par René Martin. Celui-ci voulait créer un événement empreint de ferveur en proposant des concerts de 45 min maximum pour un prix modeste au plus grand nombre, une sorte de grande fête de la musique classique, avec chaque année un thème différent.

Vue de la salle 2000 pendant que l'Oural répète - Photo © François Vatin

Vue de la salle 2000 pendant que l’Oural répète – Photo © François Vatin

Cette année, c’est le thème de la nature qui a été choisi. Et lorsque la programmation est annoncée en décembre, deux mois avant l’événement, c’est alors quatre folles journées qui commencent pour les équipes techniques qui devront gérer plus de 1 500 artistes sur près de 400 concerts !

Avec Serge Guillet, un des régisseurs généraux de l’événement, nous commençons la visite de cet énorme navire qu’est le Centre des congrès de Nantes, en traversant les bureaux au-dessus de la nef centrale, où se trouvent aussi les studios de Radio France qui, pour l’occasion, mobilise plus de cinquante personnes pour assurer des émissions en live pour les différentes chaînes de radio, ainsi que pour les directs d’Arte durant tout le week-end.

Dans l’ascenseur qui nous mène à la salle 800, nous croisons une équipe de secours appelée suite au malaise d’un des musiciens des tambours du Burundi qui sont en concert dans cette salle. Rien de grave mais c’est aussi cela la Folle Journée : toute une organisation qui va de la technique du spectacle, à une logistique très complexe, en passant par la restauration (plus de 1 000 couverts) mais aussi l’organisation des secours, sans oublier la présence permanente d’un luthier et d’un ostéopathe pour soigner les bobos des artistes et de leurs instruments.

 

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