Maria Godlewska est architecte. Elle est connue pour être une des spécialistes de l’architecture des équipements culturels. Investie, de la conception au chantier, elle suit personnellement et avec précision ses projets. Son architecture est empreint de sa connaissance de l’outil.

Elle nous livre ses méthodes de travail, ses expériences et un regard aiguisé sur le métier.

 

AS : Vous vous revendiquez toujours de l’enseignement de Valentin Fabre & Jean Perrottet ?

Maria Godlewska : J’ai commencé mes études à l’école polytechnique de Varsovie oùt j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur architecte polonais en 1988. J’ai été admise en 3e année à l’école d’architecture de Paris-Villemin en suivant l’enseignement de Fabre & Perrottet ; j’ai passé mon diplôme sur la réhabilitation du Théâtre de Suresnes, sous leur direction en 1990. J’ai travaillé dans leur agence pendant huit ans, sur des projets variés et instructifs, ce qui m’a donné la possibilité de réfléchir sur le métier et le choix des programmes culturels que je trouvais très intéressants. Je me sens privilégiée en m’investissant dans ce type de projet.

Ils m’ont proposée de suivre le chantier du Théâtre d’Angoulême en tant qu’associée d’opération, puis celui de l’extension de la MC 93 Bobigny.

 

Quel est le premier concours que vous avez gagné ?

En 2001, j’ai gagné le projet du Centre culturel de Saint-Junien, à côté de Limoges. Une salle de spectacle de 350 places. Dès le départ, j’ai collaboré en scénographie avec Jean-Paul Chabert que je trouve être un visionnaire. Le dernier projet que nous avons fait ensemble est une petite salle de 148 places à Boussy-Saint-Antoine et qui est extrêmement bien pensée d’un point de vue scénographique.

 

Les projets sont des histoires de rencontre ?

Oui, et de l’attention qu’on leur porte. Je ne me suis jamais trouvée dans des situations très difficiles puisque je tiens toujours à constituer une équipe et je suis à l’écoute des motivations de chacun. Pour faire un bon projet, les idées doivent l’emporter à tous les niveaux, même dans la hiérarchie qui peut exister dans l’agence et je maintiens cette même démarche sur le chantier.

Je termine actuellement à Châteaubernard, près de Cognac, le chantier d’une salle polyvalente de 600 places dont 372 places assises sur un gradin télescopique, 1 200 places debout ; c’est un concours gagné en 2011. Le chantier se déroule dans une ambiance très sympathique grâce au maître d’ouvrage, présent, et qui est capable de prendre des décisions rapidement.

 

 

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Revue AS – N°238 Août 2021

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