Urban box façon poupée russe

Conformément aux destinations clairement exprimées en phase programmatique, le Flow, temple du hip hop, du breakdance et des Pops Partys a la singularité de proposer des espaces à la fois indépendants et polyfonctionnels. Ce projet singulier rassemble le mieux-disant technologique perfectionné au fil des réalisations par l’agence dUCKS scéno, le tout servi par un dispositif acoustique très cohérent signé Kahle Acoustics.

Préambule

Régies en galerie niveau + 1 - Photo © Patrice Morel

Régies en galerie niveau + 1 – Photo © Patrice Morel

En tête de proue de l’îlot central et développée sur quatre niveaux dont un en sous-sol, la construction propose des fonctionnalités parfaitement identifiées. Suite à une large concertation planifiée dans le but d’optimiser les flux de production, les acteurs du projet ont opté pour des préconisations finement raisonnées, à savoir : des planchers de danse amovibles, une scène modulable avec plusieurs systèmes de piètements avec et sans roulettes, une tribune double mobile télescopique, des surfaces de mixages optimisées, des réseaux génériques en 1ère phase d’exploitation, des configurations élaborées en mode touring mobiles et reconfigurables, … le tout dans une enveloppe budgétaire très contenue. Les performances se nichent dans les moindres détails. Citons à titre d’exemple : l’élargissement des passerelles, les patiences et goulottes périmétriques, les caniveaux techniques, les voilages PVC et les tulles de projections à la jetée, la scénographie englobante, la passerelle escamotable en salle, les réseaux et lisses pour projecteurs à hauteur de travail, les lisses tubulaires présentes dans tous les espaces, le tout distribué par des réseaux numériques 2.0.

La logique de fonctionnement

À chaque niveau correspond une fonction : les studios de répétition en sous-sol, les accès à la grande salle raccordés aux fonctions d’accueil et de convivialité du rez-de-chaussée et pour finir, les 1er, 2e et 3e niveaux affectés respectivement à l’administration, aux studios de pratiques collectives et aux ateliers de graff.

Passerelle niveau + 2 - Photo © Patrice Morel

Passerelle niveau + 2 – Photo © Patrice Morel

Sur le plan de la distribution horizontale, les dégagements en niveaux proposent des blocs sanitaires couplés, et c’est selon, avec des vestiaires, des loges et des locaux de stockage de proximité. Les compartiments peuvent être exploités en parfaite autonomie. Les accès sont validés par des lecteurs sans contact.

Les sas acoustiques de communication présents aux 1er et 2e niveaux permettent d’établir des correspondances immédiates avec le bloc salle au niveau des 1ère et 2e passerelles et sur le même principe avec les deux niveaux de passerelles de la cour new-yorkaise. En montage, l’ascenseur est détourné de sa destination initiale. Les flight-cases, les chariots pour planchers et tapis de danse, les panières pour projecteurs qui sont amenées à l’emprunter régulièrement, ont été dimensionnées à cette fin.

Les livraisons s’organisent autour de deux accès différenciés : l’accès des livraisons courantes d’une part (brasseurs, événements, expositions extérieures) et l’accès en cour de service (matériel scénique, cars de tournée) d’autre part. Le passage donnant sur la cour new-yorkaise limite l’accès aux véhicules dont le gabarit excèderait 3 m de largeur pour 3,50 m de hauteur. La livraison du matériel scénique et le parcage des véhicules de tournée s’organisent au travers d’un large passage couvert situé à l’opposé du bâtiment. L’arche construite au-dessus abrite les loges, le catering, les espaces de stockage de proximité en niveaux… Les caractéristiques dimensionnelles de cet accès, couplées aux dimensions de la cour de service, permettent de garer simultanément un car de tournée, un trailer et un véhicule de service de 20 m3. La hauteur, limitée à 3,50 m, est assez peu contraignante. Les loges et le catering disposent d’un accès direct au backstage et d’une entrée de nuit indépendante gérée par digicode depuis l’extérieur.

 

La suite de cet article dans le N°211 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro