Le Sucre : l’attique des confluences

Accès public, container billetterie (à gauche) - Photo © Patrice Morel

Accès public, container billetterie (à gauche) – Photo © Patrice Morel

C’était l’ancienne manufacture des sucres Seghin bâtie dans les années 30’ sur les docks de Lyon-Confluence, quai Rambaud. Puis, jusque dans les années 90’, ce fut un entrepôt reconverti en quatre espaces distincts gérés par Rhône Saône Développement (devenu Rives et Développement), filiale des Voies Navigables de France, et GL Events, tous deux propriétaires. Sur le toit de la bâtisse pour le moins imposante, un attique en lames de bois serti d’une terrasse domine le confluent et offre une visibilité à 360°. Beauté et classe. C’est de cette annexe perchée dont il sera question. Son nom : le Sucre. Sa vocation : être un lieu culturel et artistique qui épouse les courbes de son temps. Pas un sou d’argent public pour faire fonctionner cette entreprise à la plus-value esthétique et culturelle. Un bail commercial et le savoir-faire, l’énergie et l’intelligence d’une équipe qui se démène pour faire exister les rêves d’une culture de demain patinée de musique électronique et de numérique.

Visite et rencontre avec Vincent Carry, président de Culture Next, et Antoine Trollat, architecte.

Carcasse vêtue de bois

Le Sucre, les silos GAUCHE et DROITE - Photo © Patrice Morel

Le Sucre, les silos GAUCHE et DROITE – Photo © Patrice Morel

Le Rooftop, si l’on cède à l’anglicisme, se cisèle en deux espaces. Un club de 350 m2 et une terrasse de 400 m2. S’il permet aujourd’hui une modularité exemplaire de l’espace et répond aux critères des scènes pour les musiques actuelles dans une grande modernité, sa conception n’a pas été des plus simples. Résumons-nous : la carcasse, en bardage tôle et sol béton, habillée de bois, a été conçue et livrée par Z-architecture. Ils avaient à charge la réhabilitation de la Sucrière. L’attique faisait partie intégrante de la rénovation. L’intervention de l’agence Looking For Architecture, dirigée par Antoine Trollat et Laurent Graber, est postérieure à la réhabilitation. “Le lieu a été construit sans destination spécifique au départ. Nous avons œuvré à la transformation de la salle pour qu’elle réponde aux critères demandés par Vincent Carry et Culture Next”, explique Antoine Trollat. “Cependant, la maîtrise d’ouvrage était double : Rive et Développement pour la mise aux normes acoustiques et Culture Next pour l’aménagement intérieur.” Charge à l’agence de faire la synthèse au moment de la conception. Celle-ci, si elle a pu être chaotique car les interlocuteurs étaient nombreux, est parfaitement réussie. Le Sucre a été pensé multitâches : “Il fallait que le lieu soit très flexible”.

Vue de la scène - Photo © Patrice Morel

Vue de la scène – Photo © Patrice Morel

 

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