L’éco-responsabilité, star de We Love Green

Depuis quatre ans, le Festival parisien We Love Green mêle musiques actuelles et éco-responsabilité. Compte-rendu de la dernière édition qui, encore une fois, a pris en considération le développement durable à tous les niveaux de son organisation.

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Christine and The Queens, Django Django, Julian Casablancas, … Autant d’artistes d’envergure nationale et internationale qui étaient à l’affiche de la dernière édition de We Love Green, les 30 & 31 mai 2015, dans le parc de Bagatelle à Paris. Pourtant, la véritable “star” de ce festival de musiques actuelles n’est pas le dernier groupe en vogue mais plutôt le développement durable.

Musique et botanique

We Love Green est organisé depuis quatre ans par We Love Art, agence spécialisée dans l’événementiel. Durant les années 2000, la structure proposait des manifestations autour des musiques électroniques dans différents lieux de la capitale. “Nos événements se déroulaient en intérieur mais nous avions déjà entamé une réflexion sur les déchets et la consommation d’électricité”, assure Marie Sabot, directrice associée de We Love Art. “Lorsqu’en 2009-2010 nous avons commencé à travailler sur un festival en extérieur, nous voulions qu’il soit un petit laboratoire de l’éco-responsabilité. Il s’agissait pour nous de l’ancrer dans la modernité”, indique-t-elle. Une idée amenée à se concrétiser lorsque, en 2011, la Ville de Paris confie à We Love Art un écrin de verdure situé à l’Ouest du Bois de Boulogne : le parc de Bagatelle. La mairie a, au fil des années, attribué de plus en plus d’espace à l’organisation, jusqu’à lui permettre d’utiliser 45 000 m2 sur les 10 ha que compte le parc pour la dernière édition de We Love Green. Le jardin botanique comprend des espèces d’arbres et de plantes remarquables. Certifié selon la norme ISO 14001, il est géré de façon “durable”. Cela nécessite une organisation particulière, notamment concernant le montage et le démontage des deux scènes. La “grande” mesure 28,84 m d’ouverture avec les ailes, et 16 m d’ouverture de plateau. Sa profondeur est de 17,67 m. La “petite”, plutôt consacrée aux artistes “émergents”, possède une ouverture de plateau et une profondeur de 9 m. “Les deux scènes sont livrées à l’entrée de Bagatelle car les véhicules classiques ne sont pas autorisés à rentrer dans le parc. Elles sont ensuite acheminées par des petits véhicules type voiture de golf”, raconte Marie Sabot. “Les scènes sont montées à la main à l’aide de petits moteurs, mais sans systèmes élévateurs car également interdites sur le site. Le tout est effectué en cinq jours alors que cela prendrait une journée sur un autre festival.” Il faut aussi souligner que pour limiter la pression exercée par les festivaliers sur le site, certains arbres ou secteurs du parc sont protégés par la mise en place de barrières ou par la création de circulations particulières dispensant de faire passer le public près des endroits les plus sensibles.

 

La suite de cet article dans le N°202 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro