Le CEC du Val d’Yerres remarquablement discret

Le CEC (Centre éducatif et culturel) du Val d’Yerres tire profit de son environnement. Son volume compact profite au maximum de l’éclairage naturel via des vitres et des puits de lumière. L’usage du bois, ses murs végétalisés et le traitement paysager de ses abords lui permettent de s’insérer harmonieusement dans le cadre verdoyant qui l’entoure.

A14-01-01Une vaste surface vitrée qui se reflète dans les eaux calmes de la rivière. Le CEC de Yerres épouse harmonieusement les vertes berges du cours d’eau qui a donné son nom à la Ville. Le bâtiment prend discrètement place dans ce cadre bucolique qu’affectionnaient jadis les impressionnistes. Et particulièrement Caillebotte qui y fit aménager, dans les années 1830, une propriété plantée dans un magnifique parc à l’anglaise que le CEC observe aujourd’hui en vis-à-vis.

Un nouveau Centre éducatif et culturel

Pourtant, forte de ses 6 700 m2, la construction est importante. L’ensemble comprend notamment une salle de spectacle de 950 places et une médiathèque de 1 000 m2. Il a été réalisé par l’architecte Gilles Ménétrier (DMT Architectes) sous la co-maîtrise d’ouvrage de la Communauté d’agglomération du Val d’Yerres et de la commune d’Yerres en 2012. Il a alors “remplacé” une ancienne construction datant des années 60’ déjà appelée Centre éducatif et culturel, sorte de label alors proposé par le gouvernement aux collectivités. Ce concept était le fruit d’une époque durant laquelle a été expérimentée “l’intégration” de différentes activités culturelles, éducatives et sportives au sein d’un même bâtiment. Ainsi, l’établissement de Yerres comprenait des salles de pratiques artistiques, bibliothèque et un gymnase. Le tout s’articulait autour d’un collège, clef de voûte du projet conçu comme “une école ouverte sur la vie”. Le nouveau CEC a en partie conservé ce mélange des genres, mais en axant essentiellement le projet sur des activités culturelles (bien qu’un collège soit encore adjacent à la nouvelle construction) ; outre les fonctions déjà citées, le CEC accueille un cinéma, une salle de répétition de danse et des espaces dédiés à la pratique d’activités culturelles (poterie) et sportives (escrime).

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Haute Qualité Environnementale

Si cette dimension protéiforme a résisté au temps, le maître d’ouvrage a souhaité revoir de fond en comble le projet architectural. “En 2005, le bâtiment était daté et plutôt mal vécu dans la Ville. A14-30-16Toutes les fonctions se mélangeaient et cela était difficilement gérable en terme de circulation”, se souvient Gilles Ménétrier. Le confort y est spartiate et le maître d’ouvrage souhaite disposer d’un véritable lieu de spectacle : “Jusqu’alors, c’était le gymnase qui servait de salle de spectacle le weekend”, raconte Filipe Da Costa, directeur technique des établissements culturels du Val d’Yerres. Dès 2007, Gilles Ménétrier est mandaté avec son agence pour contribuer à l’élaboration du programme dans le cadre d’un marché de définition. Il doit alors s’intéresser à la dimension urbaine et paysagère du projet. “Le site est à l’intersection du tissu urbain et des rives de Yerres. Il s’agissait de concevoir un espace public ouvert sur la Ville mais conduisant aussi sur les rives de la rivière alors difficilement accessibles”, explique-t-il. L’ensemble est alors réalisé selon une démarche de HQE afin de limiter l’empreinte du projet sur le site dans lequel il s’insère. Mais aussi d’optimiser le confort et les performances thermiques et énergétiques de l’ensemble.

La suite de cet article dans le N°201 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro