Olivier Bordini ou la priorité à l’équipe

“Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite.”

Henry Ford

capture-decran-2016-10-11-a-15-25-00Un parcours quasi linéaire

Après le baccalauréat, Olivier Bordini a fait ses études en région parisienne à la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), études généralistes de commerce et de comptabilité.

Après ce cycle d’études, il monta une petite entreprise d’import-export de blousons de cuirs en provenance de Turquie. Parallèlement à cette activité, il était comédien dans une troupe de théâtre amateur. Olivier Bordini : “Nous étions une quinzaine de copains et nous avons monté quelques pièces. Durant trois ans, nous tournions en recevant de petits cachets, à gauche et à droite”.

Avec cette troupe de théâtre, Olivier eut le désir de monter une pièce de Pirandello qui, dans ses didascalies, intégrait beaucoup d’effets spéciaux. Et par ailleurs, la photographe de leur troupe était à l’époque la compagne d’un régisseur lumière d’une société s’appelant RégiScène. Donc, en parallèle du théâtre et de ses activités d’import-export, Olivier intégra comme stagiaire RégiScène pour y apprendre les effets spéciaux. Mais subjugué par les nouvelles techniques d’éclairage, il décida que sa voie sera tracée par la lumière, et il est resté jusqu’à aujourd’hui dans les éclairages. Revenons au début des années 80’, il revend son entreprise, arrête le théâtre et commence à travailler en lumière comme intermittent chez RégiScène.

Après une longue période d’intermittence, Olivier devient co-responsable des locations. Ensuite, rapidement, il est transféré au service commercial. Il avait un background au niveau commerce (les études servent toujours à quelque chose !). Il débute dans la distribution du matériel d’éclairage et dans la réalisation des installations.

Olivier Bordini : “C’était les grandes années, avec des événements énormes, le début des grands concerts, spectacles, tournées mondiales, … RégiScène était une société atypique avec des profils hors normes. Dans un second temps, elle essaya d’un petit peu se normaliser, mais il était sans doute trop tard et l’entreprise s’arrêta en 1990.”

RégiScène a été rachetée par un groupe ESA qui possédait Dimaphot et Dimatec. Avec logique, Olivier Bordini fut intégré en 1990 comme directeur commercial chez Dimatec à Châtenay-Malabry avec les marques qu’il distribuait au sein de RégiScène.

Olivier : “Les marques distribuées à l’époque étaient déjà très importantes dans le métier. Pour exemple, nous vendions Avolite, Smoke Factory et les changeurs de couleurs Rainbow. Et de 1990 à 2010, donc pendant vingt ans, je fus le directeur commercial de Dimatec. Ensuite, de 2010 à ce jour, j’en suis devenu le Président.”

 

L’évolution de Dimatec

[singlepic id=1653 h=250 float=left]Dimatec est un double acronyme : Distribution de Matériel d’Éclairage ou Distribution de Matériel Technique.

Olivier résume un peu la société en deux mots : “Je dirais éclairage et technique. Nous sommes plus technique et éclairage que distribution. C’est essentiellement sur ce point qu’est axé l’esprit de l’entreprise. À la base, elle était plus orientée ciné-photo-vidéo. Et à cause de ma provenance du milieu du spectacle vivant, nous avons rajouté quelques marques ; après, en tant que directeur commercial, j’ai récupéré de plus en plus de marques. Alors que le pourcentage d’entertainment par rapport à l’image était faible au démarrage, la tendance s’est inversée et au jour d’aujourd’hui on est plus dans entertainment que cinéma. Néanmoins, nous avons toujours un bon tiers de notre activité dans l’image.”

Une importante mutation s’est produite en l’an 2000, quand Dimatec a commencé à distribuer les projecteurs asservis. Au début, la marque distribuée s’appelait SagitTER (un label Robe) et ensuite, ce fut à partir de 2001 jusqu’à aujourd’hui, le matériel Clay Paky. C’est pourquoi maintenant Dimatec héberge Clay Paky France.

Olivier Bordini : “Rosco, c’était Dimaphot qui était le premier importateur en France. La distribution s’est ensuite splittée au fil des années, avec l’arrivée de son nouveauDirecteur Commercial Europe, qui avait une approche très anglo-saxonne du marché. Cela lui a rapporté un grand succès car les positions de Rosco, au niveau national, ont aujourd’hui globalement augmentées. […] A l’époque, nous faisions fabriquer par Rosco le filtre Eurofilter. Aujourd’hui, nous continuons de le distribuer, mais le faisons fabriquer ailleurs.

Depuis plus de dix ans, Dimatec a développé l’ensemble de sa distribution. Une meilleure connaissance des lieux culturels lui a permis d’effectuer des choix judicieux quant à la sélection de ses produits, mais également d’acquérir de nouvelles cartes dans le secteur architectural. “Nous nous sommes diversifiés. Nous travaillons pour de nombreux parcs d’attractions, des ‘grands comptes’, mais également des sociétés à vocation technique, principalement des loueurs. Les grands comptes tels que les opéras ou Euro Disney ont besoin d’une valeur ajoutée technique. Travailler avec de tels clients nous a permis de comprendre le fonctionnement du secteur de l’architectural et d’acquérir de nouvelles marques comme Leaderlight, Selecon, … qui nous permettent aujourd’hui, de nous positionner sur le marché de l’architectural.”

 

La suite de cet article dans le N°196 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro