L’Imaginaire à Douchy-les-Mines

Douchy-les-Mines une ville de 10 500 habitants située entre Cambrai et Valenciennes se dote d’un nouvel équipement : un Centre des arts et de la culture. Étonnant pour une ville de cette taille d’acquérir un tel équipement, mais c’est la réponse à une implication culturelle de longue date. L’Imaginaire a ouvert ses portes le 1er juin 2013.

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Une politique culturelle vieille de trente ans

Cette politique est née au moment de la fermeture d’USINOR. À l’époque, le maire a décidé que la culture devrait être un rempart à la crise, une politique suivie par Michel Lefebvre, maire actuel de la ville : “Nous voulions que la culture soit un pilier pour résister à cette crise. Une population inculte est malléable et ne sera pas en mesure de comprendre le sens de notre société. Elle ne se battra plus, alors que la culture est un moyen de se construire.”

Cette volonté de la mairie est visible dans les 10 % du budget consacrée à la culture. Le centre régional de la photographie du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que le Printemps culturel valenciennois ont vu le jour à Douchy-les-Mines. Une médiathèque, une école de musique avec plus de deux cents élèves, un cinéma d’art et d’essai dans la salle Jean Renoir et une salle des sports transformée en salle de spectacle ont ponctué les différents points culturels de la ville. “Il nous manquait un lieu pour promouvoir la culture sous toutes ses facettes.”

[singlepic id=1608 h=250 float=left]Des équipements existaient mais ils n’étaient pas adaptés. Le cinéma Jean Renoir était à la base une salle de conférence et le passage au numérique impliquait des travaux. Le centre Fernand Léger était une salle des sports reconfigurée en une salle de spectacle avec une jauge de six cents assis et neuf cents debout. Elle avait même accueilli l’Orchestre national de Lille, mais elle restait, en terme de confort acoustique, une salle des sports. Le bâtiment n’était plus aux normes, il fallait réfléchir à un nouvel équipement adapté.

Nous avions aussi besoin de salles d’exposition. Nous pensions à l’image sous toutes ses formes, le cinéma et la photo. Nous promouvons des artistes qui exposent et nous avions besoin d’un bâtiment qui contiennent tous ces besoins”, précise Jessica Synak, adjointe à la direction des affaires culturelles.

 

La suite de cet article dans le N°195 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro