Grégory Dapsanse : ou l’obstination de la perfection

capture-decran-2016-10-11-a-15-28-27En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout.”

Albert Camus

L’exercice de mûrissement à travers l’enseignement

Grégory Dapsanse est né à Paris, tout en étant de la région parisienne. Il traverse un parcours scolaire relativement classique jusqu’au bac scientifique. Après, il fut aiguillé par une connaissance vers un IUT généraliste lui permettant de s’ouvrir vers de nouvelles voies différentes. “Je me suis retrouvé en IUT de mesure physique ce qui m’a éclairé la voie de l’acoustique. Ensuite, j’ai fait mon service militaire dans la musique de Versailles, puisqu’à l’époque cela se faisait encore.”

Pendant l’armée, Grégory a eu la chance d’apprendre l’existence de la première école d’ingénieur proposant une formation par apprentissageen alternance longue, à savoir six mois en entreprise et six mois à l’école. C’était une école issue du CNAM, qui avait été d’ailleurs créée par des professeurs du CNAM. L’école s’appelle l’ESCPI et dépend du centre de formation par apprentissage Ingénieur 2000. “J’étais encore à l’armée quand je me suis inscrit au concours d’entrée dans cette école et je voulais déjà APG pour réaliser mon alternance en entreprise.”

Les rencontres déterminantes

Toutes les étapes importantes de mon parcours, de mes choix, de mes orientations, ont toujours été inspirées par des personnes, à travers des rencontres humaines.”

Avant l’IUT, Grégory a vécu quelques années avec ses parents en Dordogne; il rencontra un professeur de musique, complètement passionné et hors du commun, qui lui a ouvert l’esprit et donné un goût de la musique. “C’est à travers ces quelques moments-là que je compris que je voulais faire quelque chose dans la musique, de près ou de loin.” Quand Grégory revient à Paris – ville extraordinaire ayant cet éventail de toutes les pratiques, dont la musique, il commença les percussions – batterie, percussions classiques, percussions plutôt latino-américaines. C’est un de ses professeurs de musique qui lui a conseillé de faire des études scientifiques. “Je lui ai fait confiance et j’ai choisi l’IUT de Créteil qu’il avait fait aussi.” D’autres personnes connues dans nos métiers sont passées par-là comme par exemple, Richard Garrido. Et c’est dans cet IUT, que des stages chez SCV Audio étaient proposé mais réservé aux élites de la promotion ; Grégory poussa de nombreuses portes pour obtenir un entretien pour pouvoir postuler à ce poste-là. “C’est là que j’ai rencontré Alain Pouillon-Guibert qui m’a recruté en stage : d’abord parce que j’étais passionné de musique, de son et aussi parce qu’il y avait ce petit lien avec l’IUT de Créteil duquel était sorti Richard Garrido. Ce fut mon premier stage et déjà ma voie future.”

Une trajectoire rectiligne

Nous sommes en 1992 et Grégory décroche son premier stage de technicien de mesure physique dans la division APG, qui venait d’être recréée un an plus tôt au sein de SCV Audio – SCV Audio avait racheté APG en 1991.

En fait, c’est Alain Pouillon-Guibert qui avait entendu parler de cette initiative des professeurs du CNAM voulant lancer une école d’ingénieur par apprentissage. Donc, Grégory a présenté le concours d’entrée, l’a réussi et a commencé les études d’ingénieur par alternance : six mois d’école avec l’équipe du CNAM et six mois en entreprise chez SCV Audio pour APG. Ensuite, il obtint son diplôme d’ingénieur et fut recruté pour être ingénieur de développement au sein de la division APG.

J’ai commencé mon apprentissage en 1994 et j’ai été embauché en 1997 à la R&D d’APG. Je travaillais directement sous la direction de Alain Pouillon-Guibert.”

Parallèlement, j’ai continué la musique. Comme beaucoup, j’ai monté un groupe de rock, on faisait du rock californien tendances années 80-90, mais avec des paroles en français. On composait et on a même enregistré deux ’4 titres’ en studio avec un producteur qui ont été des flops complet ! C’est là qu’il a fallu que je fasse un choix : soit aller aux États-Unis faire du vrai rock californien, soit travailler dans l’audio…”

 

La suite de cet article dans le N°195 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro