Patrick Mulliser : chi va piano, va sano

« Nous aurons le destin que nous aurons mérité. »

Albert Einstein

il-etait-une-foisLes études

Parisien de souche, après le certificat d’études, Patrick Mulliser fit des études de dessinateur industriel en mécanique générale qui l’amenèrent jusqu’au BTS, et ensuite deux ans d’ingénierie, avec une option qui s’appelait à l’époque “charpente métallique”. La voie était donc tracée, Patrick Mulliser se destinait à un métier dans l’industrie. De plus, il en avait l’envie : “Oui, j’ai toujours été intéressé par tout ce qui était mécanique. Et aussi, dans ces écoles-là, l’électronique et l’électricité étaient au programme…”. C’était l’EPDI (École professionnelle de dessin industriel), située à Paris. Comme il n’y avait pas de cursus après le BTS, Patrick poursuit pendant deux ans des études d’ingénierie au travers de cours aux Arts et Métiers. Donc voilà pour ce qui est des études. Tout cela s’est terminé à vingt-deux, vingt-trois ans.

Un parcours professionnel riche et tous azimuts

Après, Patrick a été dans l’industrie pendant cinq années en touchant un peu à tous les métiers à travers la filière de l’intérim. “J’étais engagé dans des sociétés qui fabriquaient pour des sculpteurs. Ainsi, j’ai travaillé pour des sculpteurs comme Yaacov Agam (plasticien israélien) ou Fabien Camuset (céramiste et sculpteur de bronze), ceux-ci me donnaient leurs projets pour la réalisation de leurs sculptures. En fait, j’étais responsable de la mise sur papier de leurs idées pour la mise en fabrication de leurs sculptures.”

Ensuite, un bureau d’études lui a permis de réaliser la réimplantation, avec cinq étages de machines, de l’usine de Thomson Houston hors de Paris. Enfin, il termine son vagabondage par un poste fixe au GIE Cryorocket, qui a été dissout en 1972 et remplacé par l’Agence Spatiale Européenne (ESA). “Au départ, j’ai un statut de projeteur, très rapidement je suis promu à la tête d’un bureau d’études avec une vingtaine de projeteurs et des exécutants.” Ce GIE avait été monté pour réaliser des propulseurs cryogéniques, c’est-à-dire des moteurs de fusées. “C’est ainsi qu’à l’époque j’ai eu la chance de travailler sur les projets de création moteurs de la fusée s’appelant Europa 3, qui aujourd’hui s’appelle Ariane.”

Ensuite, estimant que ce petit tour de l’industrie suffisait, Patrick décida de passer à autre chose, des choses qu’il avait envie de faire. Il partit un an en Écosse pour rejoindre des copains qui étaient là-bas professeurs de français.

La suite de cet article dans le N°194 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro