Théâtre Liberté, côté scénotechnique

[singlepic id=857 w=250 float=left]Contraintes, ambition et moyens semblent être les mots principaux qui ont accompagné la sortie de terre de ce nouveau théâtre urbain. Situé entre deux immeubles et deux rues en plein centre de Toulon, il ne s’agissait pas d’une simple rénovation d’un ancien cinéma mais bien d’une démolition intérieure totale avec le pari fou de construire trois salles du théâtre dans l’espace dégagé :

  • 40 m entre les murs mitoyens ;
  • 22 m entre la rue Gimelli et l’arrière du Grand Hôtel ;
  • Hauteur limitée à 15 m par rapport aux immeubles voisins.

[singlepic id=858 w=250 float=right]Seuls les espaces du hall d’accueil et du foyer/bar public sont traversants et s’étendent sur les 40 m entre la place de la Liberté et la rue Gimelli avec un dénivelé de 1,70 m.

Toulon dispose désormais d’un théâtre en attente de labellisation de Scène Nationale comprenant une salle de théâtre avec rideau de fer, dessous de scène et fosse d’orchestre, une salle transformable ainsi qu’une salle de conférences/projection 3D. L’accessibilité de l’ensemble du bâtiment a été particulièrement étudiée (demande du label “tourisme & handicap”) ainsi que l’isolation phonique du bâtiment et l’acoustique de chacune des salles.

L’organisation spatiale

Dans ce contexte de volume limité, la superposition et l’imbrication des espaces s’imposent, surtout quand les jauges souhaitées pour les trois salles sont de 700, 200 et 145 places, auxquelles doivent s’ajouter les locaux annexes, les espaces d’accueil du public, …. Tous les équipements possibles ont donc été mis en œuvre pour augmenter la fonctionnalité des différents espaces et l’utilisation du volume global est optimale :

  • La salle principale —Albert Camus— occupe toute la largeur disponible entre les immeubles voisins ;
  • Les bureaux techniques sont en symétrie et au même niveau que la passerelle de scène ;
  • Le foyer du public/bar se trouve sous le haut du gradin ;
  • Sous le foyer et sous l’ensemble du gradin, les deux autres salles (Fanny Ardant & Daniel Toscan du Plantier) trouvent leur place perpendiculairement à la grande salle ;
  • Les loges sont sous la fosse d’orchestre ;
  • Un ascenseur à Jardin dessert les quatre niveaux (loges, fosse/foyer, plateau et passerelle).

Loges (vingt personnes), foyer et stockages sont des espaces mutualisés pour les trois salles.

[singlepic id=859 w=250 float=left]La salle Albert Camus

Tout comme pour l’ensemble du théâtre, on remarque la qualité des matériaux, l’ambiance soignée… l’habillage des murs en bois réchauffe l’espace.
L’espace public comprend un parterre de 670 places (avec les strapontins) et deux petits balcons latéraux de 15 places chacun (retardataires/visibilité réduite).
Pour répondre à la jauge demandée, le pas du gradin a été réduit à 85 cm ce qui limite le confort d’assises des spectateurs. La configuration du gradin, avec ses trois travées de sièges, donne une salle relativement profonde, avec le dernier des 26 rangs à 24 m du nez de scène.
La régie est ouverte et sans vitrage. Une belle idée de portillon donne accès directement à la salle et facilite les circulations.
Les places handicapées sont rapidement aménageables : démontage des fauteuils (par un, deux ou trois) par simple déboîtement, puis glissement du caisson sous la rangée supérieure (fauteuils : Jezet Seating).

La suite de cet article dans le N°183 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro