Théâtre Liberté à Toulon

[singlepic id=853 w=250 float=left]La création d’un théâtre en plein centre ville est un événement de plus en plus rare. La ville de Toulon a eu la possibilité de se doter d’un équipement moderne donnant directement sur la place de la Liberté.
Dans un ancien cinéma, à côté du Grand Hôtel, les architectes ont réussi le tour de force de créer trois salles de représentation dans un lieu extrêmement contraint.
Le Théâtre Liberté a été inauguré le 17 septembre 2011.

[singlepic id=854 w=250 float=right]Des écuries à la salle de création

L’ancien Grand Hôtel, érigé sous le Second Empire, est un des plus beaux immeubles de Toulon. Témoin de l’époque faste de la ville, il continue à avoir une place dans la mémoire des Toulonnais. À l’emplacement des anciennes écuries du Grand Hôtel —qui devint un temps son arrière-cuisine—, le cinéma Pathé avec six salles de projection fut édifié. Le bâtiment subit plusieurs modifications jusqu’à même dénaturer la façade existante.

[singlepic id=855 w=250 float=left]En février 2003, dans la continuité de l’aménagement de la place, la ville décida de transformer ce bâti pour créer le théâtre municipal qui lui manquait. Mais le projet évolua vers un équipement de création qui changea l’approche et le programme. Le label d’une scène nationale conjointe avec Châteauvallon —une nouveauté en France— est dans une phase de préfiguration pour la saison 2012-2013. Cette réalisation a été financée dans le cadre du contrat de projet État/Région avec l’apport du Conseil général du Var et la Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM).

En avril 2010, Charles et Philippe Berling sont nommés co-directeurs du Théâtre Liberté. “Notre projet était basé sur un théâtre de création axé sur la Méditerranée au sens large. Charles et moi avions envie de faire de la mise en scène et nous désirons aussi mettre cet outil à la disposition des artistes. Notre programmation est orientée vers une majorité de théâtre, mais aussi de la danse et de la musique”, explique Philippe Berling, et de poursuivre : “Toulon a connu une  époque d’isolement avec le Front National. Tout se passait autour de la ville et Toulon était devenu un noyau quasi vide. Aujourd’hui, il recommence à se remplir et le Théâtre Liberté joue un rôle important. Si le théâtre est complet depuis le début de la saison —2 500 abonnés pour la première année—, c’est qu’on répond à une vraie demande. Toulon est une ville de 430 000 habitants et jusqu’à maintenant, les gens allaient au théâtre à Marseille ou à Aix-en-Provence”.

[singlepic id=856 w=250 float=right]Charles et moi avions tout de suite mesuré l’importance de tout ce qui se passait dans la ville, la nécessité que le Théâtre Liberté soit un carrefour ; mais nous avons une exigence dans la programmation que nous avons élaborée ensemble. Nous ne voulions pas d’un théâtre garage, comme il était prévu au départ, où toutes les compagnies amateurs viendraient présenter leurs productions. Nous ne pouvons pas répondre aux sollicitations des associations pour l’utilisation du lieu et nous ne voulons pas d’amalgame sur les différentes manifestations au Théâtre Liberté, qui ne seraient pas de notre exigence. Quarante spectacles ont été programmés dans la saison dont quatre spectacles en création – deux en production propre et deux en coproduction. La création et les répétitions occupent le lieu autour de 6 mois. Je fais aussi des ateliers de théâtre d’intervention, ce qui est une autre manière de parler du théâtre.”

La suite de cet article dans le N°183 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro