Alain Platel et son lieu de répétition – L’histoire d’une dame et de son entourage

[singlepic id=251 w=320 h=240 float=left]Qui n’a pas été dans sa vie, une seule fois, à Gent (Gand) ?

Non, ce n’est pas un lieu de pèlerinage, mais une ville universitaire pleine d’énergie. Le vélo y règne, ce qui permet aux bâtiments historiques de respirer et aux gens de circuler à leur aise. Même si les “dring-dring” des vélos dans, mon dos, me font souvent sursauter, tel un lapin anxieux.

Dans cette ville naquit en 1956 le chorégraphe et homme de théâtre Alain Platel. Il y fait des études d’orthopédie et met la théorie en pratique dans un institut d’enfants handicapés. Entre-temps, il joue des petites pièces dans son salon avec sa sœur Pascale et deux de ses amis.

C’est en 1984 que le collectif C de la B(1) apparaît à l’horizon. Les visiteurs du Festival d’Avignon 1997 se souviennent certainement de Bernadetje avec une scénographie représentant une baraque foraine et des les autos tamponneuses. Une pièce, avec des personnages à la fois cruels et tendres, conçue par Alain Platel et son compagnon de route Arne Sierens. J’imagine que les patrons des cafés autour de la place des Carmes —Bernadetje était présentée au Cloître— entendent encore les sons techno et discobeat. Et puis après il y a eu Allemaal Indiaan, Foi, Wolf, VSPRS, …

[singlepic id=252 w=300 float=right] [singlepic id=253 w=300 float=left]Tanz, le magazine allemand, a récemment nommé Out of Context – for Pina “spectacle de danse de l’année 2010”. Alain Platel prépare toutes ses productions dans son studio, un lieu spécialement construit pour C de la B sur le site gantois “De Bijloke”. À l’origine, le site était une abbaye cistercienne datant du XIIIe siècle. Depuis quelques années, la ville l’a transformé en grand pôle culturel.

Mais, retournons les aiguilles du temps en 2002. Deux ensembles gantois, la compagnie C de la B et le Théâtre musical Lod sont à la recherche d’une bonne salle de répétition. La Ville de Gand leur offre une parcelle, un peu accidentée, sur les bords du Bijloke. La tâche du bureau d’architecture Jan De Vylder n’était pas aisée : impossible de loger les trois studios et leurs annexes dans les anciens bâtiments qui, auparavant, étaient une école d’obstétrique. Ensuite, le terrain ne permettait pas de construire un seul bâtiment. Pendant six années, les idées, les dessins et les plans se sont élaborés. Enfin, les architectes ont divisé le programme et dessiné un studio pour chaque partenaire.

La suite de cet article dans le N°174 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro