Pôle culturel de Marsan

[singlepic id=199 w=320 h=240 float=left]Entretien avec Gérard Huet (agence d’architecture Cardete & Huet), architecte et Pascale Guillou (Scène), scénographe

La Communauté d’agglomération du Marsan voulait encourager la création, la diffusion et la pratique artistique, surtout musicale, en Aquitaine en implantant un  pôle culturel dans la région. Celui-ci a ouvert ses portes en octobre 2009 et il a pour vocation de s’adresser à des publics diversifiés. Le concours a été gagné par l’agence d’architecture Cardete &Huet, avec Scène pour la scénographie et IDB pour l’acoustique. L’équipe d’architectes est une grande agence toulousaine travaillant sur différents projets de grande échelle comme l’aéronautique, équipements publics, sportifs, commerciaux, l’enseignement, … mais c’était la première fois qu’ils travaillaient sur un lieu de représentation du spectacle vivant. “Nous avons visité ensemble quelques équipements comme le Grand Théâtre d’Aix-en-Provence”, nous dit Pascale Guillou.

Le programme initial comprenait  la construction d’un auditorium, un lieu dédié à la musique où l’on pouvait aussi faire de la danse. En cours de programmation, la présidence de la Communauté changea. La nouvelle présidence voulait un lieu plus ouvert avec une aura sur la région. “C’était un projet politique complexe comme le sont souvent les projets culturels mais ici, nous étions en pleine crise avec combats politiques. Ce qui au niveau de la maîtrise d’ouvrage a tout compliqué”, commente Gérard Huet, architecte, et Pascale Guillou, Scène, continue : “Nous avions une maîtrise d’ouvrage fluctuante. Il n’y avait pas d’exploitant au début. Le projet a été lancé sans un référent au niveau de l’utilisateur. Nous n’avions pas d’interlocuteur technique parmi la maîtrise d’ouvrage. Un travail ne peut être bénéfique que lorsqu’il y a un dialogue. Tous les dossiers ont été validés sans une validation technique. Valérie Rabaseda —directrice des affaires culturelles pour la communauté— a suivi le projet assidûment, mais elle n’était pas dans la partie technique.”

Le programme évolua et se complexifia afin de devenir un lieu de création et de diffusion mais aussi un lieu d’enseignement de la musique et du spectacle, une école de musique dédiée à la Communauté de Marsan. “Le programme s’est enrichi dans le temps, il était ambitieux mais le budget était inadéquat”, explique G. Huet et pour P. Guillou : « Nous avions alerté la maîtrise d’ouvrage sur la taille du programme. Le budget était trop serré et nous avons été obligés de mettre plusieurs équipements de la  scénographie en option”.

La suite de cet article dans le N°173 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro