L’apostrophe-Théâtre des Louvrais à Cergy-Pontoise

[singlepic id=200 w=320 h=240 float=left]Entretien avec Jean-Pierre Vaysse —architecte— et Alain Cresson —chef de projet— (ar-thème associés) et Jean-Paul Chabert —scénographe—

Le feu fait partie de l’histoire du théâtre. Mais l’incendie volontaire qui détruisit le Théâtre de l’Apostrophe à Pontoise dans la nuit du 8 au 9 novembre 2005 a provoqué un grand émoi et il a suscité une solidarité importante pour sa reconstruction.

L’Apostrophe est la Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val-d’Oise avec deux théâtres d’agglomération : Le Théâtre des Arts à Cergy et le Théâtre des Louvrais (Pontoise) au cœur de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise.

La construction du Théâtre des Louvrais à Pontoise remonte aux années 70’ et elle a été plusieurs fois restructurée. En 2001, le Théâtre devient Scène nationale. “Nous avions été alors chargés avec Jean-Paul Chabert —scénographe— de l’extension et de la restructuration du Théâtre de Pontoise qui était à cette époque qu’une simple boîte sans cage de scène avec un gril minimal sur la salle. On est passé d’une simple salle à une salle de théâtre normale avec comme directeur Jean-Joël Le Chatelain”, commente Jean-Pierre Vaysse, architecte de ar-thème associés. Cette agence, créée en 1990, est le résultat d’une association avec Bernard Kohn depuis les années 80’. “À cette époque, j’avais travaillé avec lui et Jacques Dubreuil sur le Théâtre de Saint-Avold, après avoir gagné le concours.”

Créer une Scène nationale dans une zone en danger est un vrai acte militant”, fait remarquer Jean-Paul Chabert, scénographe.

[singlepic id=201 w=320 h=240 float=right]L’incendie

En 2005, les émeutes éclatèrent dans les banlieues. À Pontoise, une voiture entra volontairement dans la vitrine du Théâtre et l’essence se propagea dans toute la salle, la détruisant et déformant les structures. “Quand je suis arrivé sur les lieux, c’était d’une grande désolation : un bâtiment inondé et complètement noir. Tout le monde était dans un état de choc. Il était urgent de trouver des solutions et évidemment, il fallait remettre en route le Théâtre le plus rapidement”, explique J.-P. Vaysse. Une grande mobilisation des politiques, de la Communauté d’agglomération, des syndicats va suivre. “Il y avait une telle énergie, on n’avait  jamais vu ça !

Faire vivre le lieu, faire redémarrer le Théâtre, la demande était pressante. Il a été alors décidé d’ouvrir la salle le plus rapidement possible et il était normal de s’adresser à l’architecte et au scénographe ayant déjà travaillé sur le projet.

La suite de cet article dans le N°173 de l’Actualité de la Scénographie > Acheter ce numéro